Rénovation

Rénovation de salle de bain à Paris : l'étanchéité d'abord, le dessin ensuite

Étanchéité, évacuations et ventilation d'abord, carrelage et meuble sur mesure ensuite : une petite pièce où chaque métier dépend du précédent.

  • Étanchéité traitée sous le carrelage, pas seulement en surface
  • Évacuations et ventilation étudiées selon l'immeuble
  • Meuble dessiné aux cotes exactes de la pièce
  • Plombier, carreleur, électricien, menuisier : un même planning
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Illustration d’une salle de bain en marbre, meuble en chêne et robinetterie en laiton

Dans une salle de bain, l’essentiel est ce que l’on ne voit plus une fois le chantier terminé. Sous le carrelage, derrière les cloisons, dans l’épaisseur du sol : c’est là que se décide si la pièce restera saine. La rénovation d’une salle de bain à Paris ajoute ses propres données : un voisin en dessous, une colonne d’évacuation que l’on ne déplace pas et, bien souvent, très peu de place.

Plombier, plaquiste, carreleur, électricien, menuisier, peintre : tous se succèdent dans une pièce où l’on tient à peine à deux. Les réunir dans un seul contrat et un seul planning est notre travail d’entreprise générale de travaux.

L’étanchéité, avant le carrelage

Un carrelage n’est pas étanche. Les carreaux le sont, pas les joints, qui laissent l’eau passer lentement. Dans une douche, elle finit toujours par atteindre le support.

Nous traitons donc l’étanchéité sous le revêtement. La plâtrerie prépare le support : cloisons en plaques hydrofuges (traitées contre l’humidité, ce qui ne les rend pas étanches), habillages qui cachent les tuyaux. Dans la zone de douche, sol et murs reçoivent ensuite une étanchéité continue, liquide ou en natte, avec une bande de renfort à chaque angle et à chaque traversée de tuyau. Ce sont ces points singuliers qui fuient lorsqu’ils sont négligés, rarement les grandes surfaces.

Le carrelage ne vient qu’après. Sa pose commence par un calepinage, le plan qui fixe la place de chaque carreau : où tombent les coupes, comment les joints s’alignent avec la niche, la paroi et le meuble. Quant aux joints souples en silicone, au pied des murs, ils s’entretiennent et se refont : l’étanchéité ne doit pas reposer sur eux.

Les évacuations : ce que l’immeuble permet

L’eau usée s’écoule par gravité, dans un tuyau en pente qui rejoint la colonne de l’immeuble, cette canalisation verticale commune à tous les étages. Sa position est fixe. Plus un appareil s’en éloigne, plus le tuyau descend, et plus il faut d’épaisseur pour le cacher.

C’est ce qui commande le plan. Les toilettes, dont l’évacuation est la plus large, restent près de la colonne. Une douche à l’italienne, sans marche ni ressaut, demande de loger le siphon et la pente dans le sol : sur un plancher ancien, peu épais et que l’on ne charge pas d’une chape lourde, ce n’est pas toujours possible. Un receveur extra-plat ou une marche basse donnent alors un résultat proche.

La plomberie se dessine donc avant tout le reste, avec des robinets d’arrêt accessibles et une trappe de visite là où un siphon doit pouvoir être atteint. Toute modification du raccordement sur la colonne touche aux parties communes : parlez-en à votre syndic.

La ventilation, condition de la durée

Une salle de bain parisienne n’a pas toujours de fenêtre, et celle qu’elle a donne souvent sur une courette. Or l’humidité qui ne sort pas se dépose : la peinture cloque, les joints noircissent, le bois gonfle.

La réponse dépend de l’immeuble. S’il est équipé d’une ventilation mécanique, la bouche d’extraction est conservée ou remplacée, jamais masquée. Sinon, un extracteur individuel peut rejeter l’air au-dehors, mais percer une façade ou emprunter un conduit collectif ne se décide pas seul : renseignez-vous auprès de votre syndic. Dans tous les cas, l’air doit pouvoir entrer pour sortir, d’où le jour laissé sous la porte.

Tirer parti d’une petite surface

Gagner de la place

Quand la surface est comptée, chaque épaisseur se discute. Une porte à galandage, qui coulisse dans la cloison, libère le débattement d’un battant. Un bâti-support, la structure métallique qui porte une cuvette suspendue et cache son réservoir, dégage le sol et forme une tablette. Une niche creusée dans un habillage remplace l’étagère de douche.

Le meuble sur mesure

Entre deux murs qui ne sont ni parallèles ni d’aplomb, un meuble de série ne tombe jamais juste. La menuiserie sur mesure occupe la largeur exacte : plan vasque d’un seul tenant, tiroirs découpés autour du siphon, colonne qui intègre le lave-linge. Les cotes sont relevées une fois les cloisons montées, jamais sur plan. Les panneaux résistent à l’humidité et leurs chants sont protégés : c’est par la tranche qu’un meuble de salle de bain s’abîme.

L’électricité près de l’eau

Dans une petite pièce, on est toujours près de l’eau : l’électricité y obéit à des règles strictes. La norme NF C 15-100 définit des volumes autour de la baignoire et de la douche : selon la distance, certains appareils sont interdits, d’autres doivent résister aux projections. Cela fixe la place des prises, du miroir éclairant et du sèche-serviettes.

Le déroulement d’une rénovation de salle de bain

L’ordre des interventions ne se discute pas :

  • dépose, jusqu’au support ;
  • tuyaux et gaines électriques ;
  • cloisons, habillages et plafond ;
  • étanchéité, puis séchage ;
  • carrelage et joints ;
  • peinture du plafond et des murs non carrelés ;
  • pose du meuble et des appareils, raccordements, essais en eau.

La peinture passe avant les appareils, avec des produits prévus pour les pièces humides. Chaque couche, chaque colle, chaque enduit a son temps de séchage : vouloir l’abréger, c’est préparer des désordres. La pièce est alors inutilisable : si le logement n’en compte qu’une, mieux vaut le prévoir.

Dans des travaux plus larges, la salle de bain suit le calendrier fixé pour la rénovation de tout l’appartement. Quand la cuisine est voisine, les deux pièces partagent souvent la même colonne et gagnent à être traitées ensemble.

Ce qui fait varier le devis d’une salle de bain

Prenons deux pièces de même taille. Dans la première, les appareils restent à leur place, le plancher est sain, le carrelage est d’un format courant. Dans la seconde, la douche change de mur, le sol est à reprendre, le meuble est dessiné sur mesure et les carreaux, de grand format, exigent un support sans défaut de planéité. Les deux devis n’auront rien de commun.

Ce qui pèse : le déplacement des évacuations, l’état du support, le choix des revêtements et des appareils, ce qui est fabriqué sur mesure, l’accès au logement. Le devis, établi après une visite, distingue chaque poste. Les travaux sont couverts par notre assurance décennale ; le détail figure dans les garanties qui accompagnent nos chantiers.

Présenter votre salle de bain

Baignoire à remplacer par une douche, pièce à redessiner ou à refaire entièrement : vous pouvez présenter votre projet de salle de bain. La visite dira ensuite ce que le sol et la colonne permettent.

Parlons de votre projet

Chaque chantier est unique : nous venons voir le vôtre avant de le chiffrer.

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Questions fréquentes

Une douche à l'italienne est-elle possible dans un immeuble ancien ?

Pas toujours. Le siphon et la pente d'écoulement doivent trouver leur place dans l'épaisseur du sol, ce qu'un plancher ancien n'offre pas partout, surtout à distance de la colonne d'évacuation. À défaut, un receveur extra-plat ou une marche basse donnent un résultat très proche. La réponse se lit sur place, avant que vous ne choisissiez votre carrelage.

Peut-on changer les toilettes de place dans la salle de bain ?

Leur évacuation est la plus large de la pièce et demande une pente régulière jusqu'à la colonne de l'immeuble. Un déplacement court est souvent faisable. Un déplacement à l'autre bout de la pièce suppose de rehausser le sol ou d'épaissir une cloison. Nous vous montrons ce que chaque option prend comme place avant de la chiffrer.

Ma salle de bain n'a pas de fenêtre : comment la ventiler ?

Tout dépend de l'immeuble. S'il est équipé d'une ventilation mécanique, la bouche d'extraction existante est conservée et dégagée. Sinon, un extracteur individuel est envisageable, mais son rejet vers l'extérieur ou vers un conduit touche aux parties communes : la réponse appartient à votre syndic. Quelle que soit la solution, un passage d'air est laissé sous la porte.

Peut-on remplacer une baignoire par une douche sans refaire toute la pièce ?

Oui, quand le reste de la pièce est sain. La zone libérée est mise à nu, étanchée puis carrelée de neuf, et l'évacuation est reprise pour la douche. La difficulté tient au raccord avec les revêtements conservés : un carreau ancien ne se retrouve pas toujours à l'identique. Nous vous disons sur place si une reprise partielle restera discrète ou s'il vaut mieux refaire l'ensemble.

Peut-on installer le lave-linge dans la salle de bain ?

Oui. Il lui faut une alimentation électrique réservée, un emplacement conforme aux volumes de sécurité de la norme NF C 15-100 et une évacuation correctement raccordée. Le plus net est de l'intégrer dans une colonne sur mesure, aérée, avec un accès au robinet d'arrêt.