Rénovation

Rénovation de cuisine à Paris : réseaux, mobilier et finitions dans le bon ordre

Arrivées d'eau, circuits dédiés, meubles, plan de travail, crédence : une cuisine réussie est d'abord une affaire de coordination et de cotes exactes.

  • Plomberie et électricité posées d'après le plan des meubles
  • Une ligne électrique dédiée à chaque gros appareil
  • Déplacement de cuisine étudié avec les contraintes de la copropriété
  • Un planning coordonné avec votre cuisiniste
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Illustration d’une cuisine sur mesure vert sapin, plan de travail en marbre

Dans une cuisine, tout doit tomber juste au même endroit : l’arrivée d’eau derrière l’évier, la prise derrière le four, l’évacuation dans le bon caisson, la crédence au ras du plan de travail. Un léger décalage, et un meuble ne se pose plus. La rénovation d’une cuisine à Paris est donc d’abord une affaire de coordination. Elle se joue entre ceux qui posent les réseaux, ceux qui installent le mobilier et ceux qui finissent les murs et le sol.

Nous réalisons des travaux de rénovation à Paris et en région parisienne en réunissant ces métiers dans un même contrat. Pour une cuisine, cela veut dire un seul planning et une seule personne qui a tous les plans en main.

Une rénovation de cuisine commence par un plan technique

Avant toute dépose, il faut un plan technique : la cuisine dessinée de face et de dessus, avec la position exacte de chaque appareil, de chaque arrivée d’eau et de chaque prise. Les meubles viennent du cuisiniste que vous avez choisi : il établit ce plan, et nous posons les réseaux d’après ses cotes. La menuiserie assure ensuite les ajustements : habillages, jonction des meubles avec des parois irrégulières.

Ce document oblige à choisir l’électroménager tôt : un four en colonne, une plaque à induction, un réfrigérateur encastré n’ont ni les mêmes dimensions ni les mêmes besoins. Changer d’avis après la pose des réseaux, c’est rouvrir un mur.

Les réseaux, posés d’après le plan

L’eau

La plomberie d’une cuisine tient en peu de choses : eau chaude et eau froide pour l’évier, alimentation du lave-vaisselle, et une évacuation à la pente régulière. Les robinets d’arrêt restent à portée de main sous l’évier ; le siphon et les raccords ne sont jamais enfermés derrière un fond collé.

Des circuits électriques dédiés

L’électricité est le lot qui a le plus changé. Une cuisine ancienne se contentait de quelques prises. Une cuisine actuelle fait fonctionner en même temps une plaque, un four, un lave-vaisselle, un réfrigérateur et les petits appareils du plan de travail. La norme NF C 15-100 prévoit pour cela des circuits dédiés : chaque gros appareil est alimenté par sa propre ligne, protégée séparément au tableau, et les prises du plan de travail ont la leur.

Il faut donc de la place au tableau, et parfois le remplacer. Passer du gaz à l’induction demande en outre une ligne adaptée et peut conduire à revoir la puissance de votre abonnement.

La hotte et l’aération

Une hotte fonctionne soit en extraction, soit en recyclage. La première rejette l’air à l’extérieur : il lui faut un conduit prévu pour cela ou un percement de façade, donc l’accord de la copropriété. Renseignez-vous auprès de votre syndic. La seconde filtre l’air et le rend à la pièce ; c’est souvent elle qui s’impose en immeuble. Quant aux grilles d’aération existantes, nous n’en condamnons aucune sans savoir à quoi elle sert.

Déplacer une cuisine en copropriété

Installer la cuisine dans le séjour est une demande fréquente dans les appartements parisiens, où elle a longtemps été tenue à l’écart, côté cour, au bout d’un couloir.

L’évacuation. L’eau de l’évier et du lave-vaisselle doit rejoindre la descente d’eaux usées de l’immeuble avec une pente continue. Plus la cuisine s’écarte de cette descente, plus le tuyau perd de hauteur : on le loge dans le socle des meubles, dans un coffrage le long du mur ou sous un plancher rehaussé. Au-delà d’une certaine distance, l’écoulement naturel n’est plus possible. Reste la pompe de relevage, solution de dernier recours, bruyante et à entretenir.

La copropriété. Se raccorder sur une autre descente que celle d’origine, c’est intervenir sur une partie commune. Le règlement de l’immeuble peut aussi encadrer le déplacement d’une pièce d’eau. Votre syndic vous dira ce qu’il en est.

Le mur. Ouvrir la cuisine sur le séjour revient souvent à supprimer une paroi. S’il s’agit d’une cloison, c’est un travail de plâtrerie : dépose, reprise du plafond et du sol, raccords. Si le mur est porteur, son ouverture demande une étude de structure et une autorisation de la copropriété ; nous la réalisons lorsque le chantier est suivi par un architecte ou un bureau d’études.

L’ordre des poses, du mur au plan de travail

Une fois les réseaux en attente, c’est-à-dire posés et repérés mais pas encore raccordés, les murs sont refermés. Là où des meubles hauts seront suspendus à une cloison en plaques de plâtre, un renfort est glissé dans son épaisseur pour reprendre leur poids.

Le sol vient ensuite. Nous posons de préférence le carrelage sous les meubles et non autour, pour que la cuisine puisse évoluer sans laisser de manque. La peinture reçoit ses premières couches avant le mobilier, dans une finition lessivable ; la dernière attend la fin.

Les meubles sont alors posés et mis de niveau. Dans l’ancien, où ni le sol ni les murs ne sont droits, cela demande des pieds réglables et des fileurs, ces bandes ajustées qui comblent l’écart entre un caisson et le mur. Le plan de travail en pierre, en céramique ou en composite n’est mesuré qu’à ce moment, sur les meubles en place, au moyen d’un gabarit. Il part ensuite en fabrication : une attente à inscrire au planning. La crédence ne se pose qu’après lui. Restent les raccordements de l’évier et des appareils, puis les essais.

Cette suite ne supporte ni inversion ni chevauchement. Elle vaut aussi pour une salle de bain et, à plus grande échelle, pour un appartement rénové dans son ensemble.

Les questions qui font le devis

Le devis d’une cuisine se construit en répondant à quelques questions, que nous posons sur place :

  • La cuisine reste-t-elle à sa place ou change-t-elle de pièce ?
  • Le tableau électrique peut-il recevoir de nouveaux circuits ?
  • Le plan de votre cuisiniste est-il arrêté, ou peut-il encore évoluer ?
  • Quels matériaux pour le sol, le plan de travail et la crédence ?
  • Les murs et le sol sont-ils à reprendre avant de recevoir les meubles ?
  • Par où passent les livraisons : escalier, ascenseur, cour ?

À chaque réponse correspondent des lignes du devis, établi après la visite, où chaque poste apparaît séparément. La suite est décrite dans le déroulement de nos chantiers.

Avant de commander vos meubles

Le bon moment pour nous consulter se situe avant la commande du mobilier : le plan peut encore s’adapter à l’immeuble, et non l’inverse. Dites-nous où en est votre projet de cuisine, puis nous viendrons voir les lieux.

Parlons de votre projet

Chaque chantier est unique : nous venons voir le vôtre avant de le chiffrer.

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Questions fréquentes

Peut-on installer la cuisine dans le séjour d'un appartement en copropriété ?

Dans bien des cas, oui. Tout dépend de la distance jusqu'à la descente d'eaux usées et de la pente que l'on peut donner au tuyau d'évacuation. Si le raccordement touche aux parties communes, ou si le règlement de l'immeuble encadre le déplacement des pièces d'eau, l'accord de la copropriété est nécessaire. Nous vérifions la faisabilité technique à la visite ; votre syndic vous indique la règle.

Faut-il choisir les meubles et l'électroménager avant le début des travaux ?

Oui, au moins dans leurs grandes lignes. La position des arrivées d'eau, de l'évacuation et de chaque prise découle du plan des meubles et des appareils retenus. Un four placé en hauteur plutôt que sous la plaque, par exemple, déplace sa ligne électrique. Plus ces choix sont arrêtés tôt, moins il y a de reprises.

Que change le passage du gaz à une plaque à induction ?

Surtout l'installation électrique. La plaque demande un circuit qui lui est propre, protégé au tableau, et il faut parfois revoir la puissance de l'abonnement avec votre fournisseur d'électricité. La mise hors service de l'alimentation en gaz doit être confiée à un professionnel habilité. Nous examinons votre tableau à la visite pour vous dire ce qu'il peut recevoir.

Peut-on abattre le mur entre la cuisine et le séjour ?

Il faut d'abord savoir de quel mur il s'agit, et cela ne se devine pas à l'œil. Une simple cloison se dépose : nous reprenons ensuite le plafond, le sol et la peinture pour effacer la trace. L'ouverture d'un mur porteur, elle, demande une étude de structure et une autorisation de la copropriété : nous la réalisons lorsque le chantier est suivi par un architecte ou un bureau d'études.

Une hotte peut-elle rejeter l'air à l'extérieur dans un immeuble parisien ?

Seulement s'il existe un conduit réservé à cet usage, ou si l'immeuble autorise une sortie en façade, laquelle suppose aussi une déclaration en mairie. On ne raccorde pas une hotte au conduit de ventilation de l'immeuble. En pratique, la hotte à recyclage, qui filtre l'air et le rend à la pièce, est le plus souvent retenue.