Savoir-faire

Pose de carrelage à Paris : pierre, marbre, grès cérame et faïence

Un carrelage tient par son support et se juge à son dessin : ragréage, étanchéité, plan de pose et joints, de la pierre à la faïence.

  • Pierre naturelle, marbre, grès cérame et faïence
  • Support préparé avant la pose
  • Étanchéité des pièces d'eau réalisée sous le carrelage
  • Un plan de pose réfléchi avant la première coupe
  • Joints choisis selon le carreau et l'usage de la pièce
Présenter mon projet
Illustration d’une salle de bain en marbre, meuble en chêne et robinetterie en laiton

On choisit un carrelage pour sa matière et sa couleur. On le garde, ou on le regrette, pour la manière dont il a été posé. La pose de carrelage à Paris rencontre souvent les mêmes difficultés : des sols anciens qui ne sont ni plans ni rigides, et des pièces d’eau aménagées après coup dans des immeubles qui n’en prévoyaient pas.

Le carrelage est l’un des métiers réunis dans notre entreprise. Son résultat dépend autant de ce qui se trouve sous le carreau que du carreau lui-même.

Pierre, marbre, grès cérame, faïence : à chaque matériau sa pose

La pierre naturelle et le marbre. Aucune dalle ne ressemble à sa voisine : la teinte et le veinage varient. Avant de coller, on répartit les nuances et, sur un marbre veiné, on fait se répondre les dessins. Les pierres poreuses reçoivent un traitement de protection, et leur colle comme leur joint sont choisis pour ne pas les tacher.

Le grès cérame. C’est une céramique pressée puis cuite à très haute température, très peu poreuse, qui résiste à l’usure, aux taches et à l’eau. Il se pose au sol comme au mur et existe en grands formats. Ceux-ci réduisent le nombre de joints mais tolèrent mal un support imparfait. Ils se posent en double encollage : la colle est étalée à la fois sur le support et au dos du carreau.

La faïence. Carreau émaillé, plus tendre, elle est réservée aux murs : parois de salle de bain, crédence de cuisine. Ses petits formats multiplient les joints, ce qui rend le tracé d’autant plus visible.

Sous le carreau : ce qu’exige un sol ancien

Le support et le ragréage

Un carreau ne plie pas. Si le sol bouge ou présente des creux, il se fend ou se décolle. Nous contrôlons donc d’abord le support : sa planéité, sa solidité, son humidité.

Sur une chape ou une dalle, les défauts se rattrapent par un ragréage, un mortier fluide qui s’étale et se met de niveau, appliqué sur un primaire d’accrochage, la couche qui le fait adhérer. Sur un plancher en bois, fréquent dans les immeubles anciens, on ne colle pas directement. Le plancher est rigidifié, recouvert d’un support adapté puis, si besoin, d’une natte de désolidarisation : une membrane mince qui empêche les mouvements du bois de se transmettre au carrelage.

La hauteur finie se décide à ce moment-là, car ragréage, colle et carreau s’additionnent. Le sol carrelé doit arriver au niveau du parquet voisin, ou la différence être reprise par un seuil net, et les portes doivent encore s’ouvrir. Si le carrelage remplace une moquette ou un parquet, le règlement de copropriété peut imposer une sous-couche acoustique : renseignez-vous auprès de votre syndic.

L’étanchéité des pièces d’eau

Ni le carreau ni ses joints ne sont étanches. Dans une douche, autour d’une baignoire, l’eau finit par passer. La protection se trouve dessous : un système d’étanchéité, en résine ou en membrane, appliqué sur le sol et les parois exposés, renforcé dans les angles et autour des évacuations. Dans un immeuble, une fuite se retrouve chez le voisin du dessous. L’étanchéité passe donc avant le premier carreau.

Une douche de plain-pied demande en plus une pente régulière vers la bonde et de la place sous le sol pour l’évacuation. C’est la plomberie qui dit si elle est réalisable.

Entre deux passages du plombier

Les alimentations et les évacuations sont encastrées, mises en eau et contrôlées avant la pose ; la robinetterie, la vasque et la paroi de douche sont raccordées après. Aux murs, la faïence se colle sur un support plan et adapté à l’humidité, que prépare la plâtrerie.

Calepinage et joints : ce qui distingue une pose de carrelage soignée

Le calepinage est le plan de pose : un dessin qui fixe, avant toute coupe, où commence le premier carreau et où tombent les derniers. D’où regarde-t-on la pièce en entrant ? Sur quoi s’aligne-t-on : l’axe de la porte, la baignoire, la fenêtre ? Un bon calepinage évite les lamelles étroites le long d’un mur, répartit les coupes de façon symétrique et fait correspondre les joints du sol avec ceux des murs. Nous en parlons avec vous avant de commencer.

Viennent les joints. Leur largeur dépend du carreau : fine pour un grès rectifié, dont les bords ont été recoupés après cuisson, plus marquée pour une faïence artisanale aux arêtes irrégulières. Leur teinte fond le dessin ou le souligne. Dans une douche, un joint à base de résine époxy résiste mieux à l’eau et aux taches qu’un joint au ciment. Le long des murs et dans les angles, un joint souple remplace le mortier et laisse au carrelage la liberté de se dilater.

On regarde enfin les angles saillants, traités par un profilé discret ou par deux chants biseautés qui se rejoignent en arête vive, les découpes autour des tuyaux et des prises, et l’absence de désaffleur, ce léger ressaut entre deux carreaux que le pied nu sent avant que l’œil ne le voie.

De quoi dépend le devis d’une pose de carrelage

Le devis détaille la préparation, l’étanchéité, la pose et les finitions sur des lignes séparées. Ce qui les fait bouger :

  • le matériau et son format : une pierre à trier et à protéger, un grand format lourd à manipuler, une mosaïque aux joints innombrables ;
  • l’état du support : un sol plan et sain, ou un ancien revêtement à déposer, un plancher à renforcer, un ragréage à couler ;
  • l’étendue de l’étanchéité, selon les parois exposées à l’eau ;
  • le dessin de pose : une pose droite se trace plus vite qu’une diagonale ou un chevron ;
  • les coupes et les finitions : niches, tablettes, angles saillants, plinthes assorties ;
  • l’accès : monter des dalles par l’escalier n’est pas une formalité.

Ce qui couvre nos ouvrages est précisé à la page garanties et assurance décennale.

Du choix du carreau à la visite

Le carrelage est au centre d’une rénovation de salle de bain, où il dépend de l’étanchéité et de la plomberie, et d’une rénovation de cuisine, entre le sol et la crédence. Dans une rénovation d’appartement, il concerne aussi l’entrée et les circulations. Si vous avez déjà un carreau en tête, apportez-en un échantillon lors de la visite : nous regarderons ensemble le support, les niveaux et le sens de pose. Pour la fixer, présentez-nous votre projet de carrelage.

Parlons de votre projet

Chaque chantier est unique : nous venons voir le vôtre avant de le chiffrer.

Présenter mon projet

Questions fréquentes

Peut-on poser un carrelage neuf sur un ancien carrelage ?

C'est possible quand l'ancien revêtement adhère partout, qu'il est plan et que la surépaisseur reste acceptable pour les portes, les seuils et le raccord avec le sol voisin. Nous examinons le sol à la visite : dès que des carreaux sonnent creux ou que le sol présente des fissures, la dépose s'impose. Elle permet aussi de voir l'état réel du support.

Peut-on carreler sur un plancher en bois ?

Oui, à condition de le préparer. Un plancher fléchit et bouge avec les saisons, ce qu'un carreau ne supporte pas. Il faut donc le rigidifier, le recouvrir d'un support adapté et interposer une membrane qui isole le carrelage de ses mouvements. Le poids ajouté compte aussi, en particulier pour la pierre. Tout cela se décide après examen du plancher.

Les joints d'une douche suffisent-ils à la rendre étanche ?

Non. Un joint limite le passage de l'eau, il ne l'arrête pas, et il en va de même du carreau. L'étanchéité est assurée par un système posé sous le carrelage, sur le sol et les parois exposés. Un joint à base de résine époxy résiste mieux à l'humidité et aux taches, mais il ne remplace pas cette protection.

Le marbre est-il un bon choix pour une salle de bain ou une cuisine ?

Oui, si l'on accepte ce qu'il demande. Le marbre est une pierre calcaire : les produits acides, le vinaigre, le citron ou certains détartrants ternissent son poli. Il reçoit un traitement de protection et s'entretient avec un produit neutre. Si vous aimez son dessin mais pas ses contraintes, un grès cérame qui en reprend l'aspect est une alternative à considérer.

Un carrelage grand format convient-il à une petite salle de bain ?

Souvent, oui : moins de joints, c'est une surface plus calme, qui agrandit la pièce au regard. Il faut cependant un support très plan, des coupes bien placées autour des appareils et une pente de douche compatible avec la taille des carreaux. Il faut aussi que les dalles puissent monter par l'escalier ou l'ascenseur de l'immeuble, ce que nous vérifions lors de la visite.