Savoir-faire

Travaux de plâtrerie à Paris : cloisons, plafonds, moulures et corniches

Cloisons, doublages, plafonds et corniches : le métier qui redessine les volumes et livre des surfaces planes à tous ceux qui suivent.

  • Cloisons, doublages et plafonds, en plaques ou en plâtre traditionnel
  • Moulures, corniches et rosaces restaurées plutôt que remplacées
  • Des fissures ouvertes et traitées, jamais simplement masquées
  • Un ordre d'intervention réglé avec l'électricien et le peintre
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Dans une rénovation, la plâtrerie est le métier dont on voit le résultat partout sans jamais le remarquer : un mur droit, un plafond lisse, une corniche dont le raccord ne se devine pas. Les travaux de plâtrerie à Paris demandent en plus de composer avec des supports anciens (plâtre sur lattis de bois, briques, pans de bois) qui ne réagissent pas comme une construction récente.

C’est l’un des corps de métier que nous réunissons sous un seul contrat. Il intervient tôt, et tout ce qui suit s’appuie sur lui : la peinture, les menuiseries, le carrelage mural.

Les travaux de plâtrerie que nous réalisons

Les cloisons

Nous montons des cloisons en plaques de plâtre vissées sur une ossature métallique, avec un isolant dans l’épaisseur quand il faut atténuer le bruit entre deux pièces, ou en carreaux de plâtre lorsque l’on veut une paroi pleine. Là où un lavabo ou un meuble lourd sera fixé, la cloison est renforcée en conséquence. Dans une salle de bain, les plaques sont choisies pour résister à l’humidité.

Les doublages

Le doublage est une paroi rapportée devant un mur existant. Il sert à redresser un mur qui n’est pas plan, à dissimuler des gaines ou à recevoir un isolant, côté façade ou côté voisin : c’est là que la plâtrerie rejoint l’isolation. Un doublage prend de l’épaisseur sur la pièce. Nous le signalons dès la visite, car il déplace les plinthes, les encadrements de fenêtre et parfois un radiateur.

Les plafonds

Dans l’ancien, le plafond est souvent un plâtre épais accroché à un lattis, ces fines lattes de bois clouées sous les solives. Quand il tient, on le conserve et on le reprend. Quand il se détache par plaques, on le consolide ou on le remplace. Le plafond suspendu, fait de plaques fixées à une ossature, se réserve aux endroits où il rend service : un couloir où passent des gaines, une pièce d’eau, une cuisine éclairée par des spots encastrés.

Les moulures, les corniches et les rosaces

Beaucoup de décors de plafond sont en staff, c’est-à-dire en plâtre coulé dans un moule et renforcé de fibres, préparé en atelier puis fixé et raccordé sur place. D’autres corniches ont été tirées directement au plafond, à l’aide d’un gabarit que l’on fait glisser dans le plâtre frais. Dans les deux cas, restaurer passe avant remplacer. Nous dégageons les reliefs empâtés par les couches de peinture, rebouchons les éclats et refaisons les tronçons manquants à partir du profil relevé sur la partie saine.

Les enduits

L’enduit est la dernière peau du mur. Sur des plaques neuves, il recouvre les bandes qui masquent les joints. Sur un mur ancien, il se passe en plusieurs fois, de plus en plus fin, jusqu’à obtenir une surface que le peintre n’aura pas à rattraper.

Ce que l’ancien exige du plâtrier

Lire une fissure avant de la fermer

Toutes les fissures ne se valent pas. Un réseau de fines craquelures en surface ne concerne que l’enduit. Une fissure droite, à la jonction d’une cloison et d’un mur ou le long d’un ancien conduit, marque la rencontre de deux matériaux qui ne bougent pas ensemble. On l’ouvre, on la garnit, on la recouvre d’une bande noyée dans l’enduit, puis on lisse. Refermée seulement en surface, elle reparaît sous la peinture. Une fissure qui s’élargit ou traverse le mur de part en part appelle un autre diagnostic : nous vous le disons, et nous ne la masquons pas.

Raccorder le neuf à l’existant

Un mur ancien n’a ni l’épaisseur ni la dureté d’une plaque neuve, et leur rencontre est l’endroit où un défaut se voit en premier. Les deux surfaces sont amenées dans le même plan, la jonction est armée d’une bande, puis l’enduit est tiré large de part et d’autre pour que le passage ne se lise pas.

Travailler avec l’électricien, puis avant le peintre

La plâtrerie ne se fait pas seule. Sur une cloison neuve, l’ossature est montée et une première face posée ; l’électricité passe alors ses gaines et fixe ses boîtiers ; la seconde face ne se ferme qu’ensuite. Dans un mur existant, les saignées, ces rainures creusées pour encastrer les gaines, sont rebouchées une fois les circuits en place. Fermer trop tôt oblige à rouvrir.

Vient ensuite le séchage. Le plâtre et les enduits contiennent de l’eau, qui doit s’évacuer avant toute mise en couleur. La peinture n’arrive que sur un support sec, sain et dépoussiéré. Faire se succéder ces métiers sans attente ni précipitation est le rôle de votre interlocuteur, tel que le décrit notre façon de conduire un chantier.

Ce que l’on regarde sur un ouvrage de plâtrerie

  • La planéité. Elle se contrôle à la règle, une longue latte droite que l’on promène sur le mur, puis à la lumière rasante. Les hautes fenêtres des immeubles parisiens refont ce test chaque matin.
  • Les angles. Une arête, rentrante ou saillante, doit filer droit du sol au plafond.
  • Les joints entre plaques. Ils ne doivent se deviner ni à l’œil ni sous la main.
  • Les raccords de corniche. Le profil se poursuit sans ressaut et les reliefs restent nets.

Ce qui fait varier un devis de plâtrerie

Aucun mur ne ressemble à un autre, et nous ne chiffrons qu’après avoir vu les vôtres. L’état des supports pèse le plus : un plâtre sain que l’on reprend par endroits n’a rien de commun avec un plafond à consolider en entier. Viennent ensuite la nature des ouvrages (une cloison droite, un doublage isolé, un plafond suspendu avec ses trappes) et le niveau de finition attendu : un mur destiné à une laque demande un enduit plus poussé qu’un mur peint en mat. La part de décor à restaurer compte aussi : c’est un travail de main. Restent la hauteur sous plafond, qui impose un échafaudage, et l’accès, par l’escalier ou par l’ascenseur.

Vos murs et vos plafonds

La plâtrerie se décide rarement seule. Elle redessine le plan dans une rénovation complète d’appartement et tient une place à part dans un appartement haussmannien, où les décors de plafond font le caractère des pièces. Elle peut aussi se limiter à une cloison à déplacer, à un plafond à reprendre après un dégât des eaux ou à une corniche à compléter. Dans tous les cas, nous commençons par venir voir : décrivez-nous vos travaux de plâtrerie.

Parlons de votre projet

Chaque chantier est unique : nous venons voir le vôtre avant de le chiffrer.

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Questions fréquentes

Peut-on conserver des moulures abîmées ou incomplètes ?

Dans la plupart des cas, oui. Quand un tronçon de corniche manque ou s'est effrité, nous relevons le profil sur la partie restée saine, puis nous refaisons la longueur manquante à l'identique et reprenons le raccord à l'enduit. Si c'est le plafond lui-même qui se détache derrière le décor, il faut d'abord le consolider : nous le vérifions à la visite.

Une fissure qui revient après chaque peinture est-elle inquiétante ?

Le plus souvent, non. Elle signale une jonction entre deux matériaux qui ne bougent pas de la même façon, ou une fissure rebouchée en surface sans avoir été ouverte. Traitée en profondeur et recouverte d'une bande noyée dans l'enduit, elle ne reparaît généralement plus. En revanche, une fissure qui s'élargit, qui traverse le mur ou qui s'accompagne d'une porte devenue difficile à fermer demande un avis sur la structure avant tout enduit.

Faut-il préférer les plaques de plâtre ou le plâtre traditionnel ?

Les deux ont leur place. Les plaques sur ossature se posent à sec, restent légères et laissent passer gaines et isolant dans leur épaisseur. Le plâtre traditionnel et les carreaux de plâtre conviennent aux raccords avec un mur ancien, aux formes courbes et aux parois que l'on veut pleines. Sur un même chantier, nous associons souvent les deux, selon ce que chaque mur demande.

Peut-on peindre dès la fin des travaux de plâtrerie ?

Pas immédiatement. Le plâtre et les enduits contiennent de l'eau, qui doit s'évacuer avant toute peinture. Le temps nécessaire dépend de l'épaisseur appliquée, de la saison et de l'aération du logement. Peindre trop tôt expose à des cloques et à des taches. Nous contrôlons le support avant de laisser entrer le peintre.

Peut-on supprimer ou déplacer une cloison dans un appartement ancien ?

Cela dépend de ce qu'elle porte. Dans les immeubles anciens, certaines cloisons ont fini par soutenir le plancher du dessus, sans avoir été prévues pour cela. Avant toute dépose, nous examinons leur nature et ce qui repose sur elles. S'il s'agit d'un mur porteur, l'intervention demande une étude de structure et l'accord de la copropriété. Nous la réalisons alors sous le suivi d'un architecte ou d'un bureau d'études.