Rénovation
Rénovation d'appartement haussmannien à Paris : garder le décor, refaire les réseaux
Restaurer les moulures, les parquets et les boiseries, refaire l'eau et l'électricité sans les abîmer : tout l'enjeu d'un appartement haussmannien.
- Décors de plafond en staff dégagés, refixés et complétés
- Parquets, portes et boiseries d'origine conservés
- Électricité et plomberie refaites sans toucher aux plafonds décorés
- Un seul contrat et une seule personne pour vous répondre
- Travaux couverts par une assurance décennale
Métiers réunis sur ce projet
Un appartement haussmannien vaut par ce que l’on ne fabrique plus : plafonds hauts bordés de corniches, parquets à motifs, cheminées de marbre, portes à double battant. Il a souvent aussi ce qu’il faut changer : une électricité d’un autre âge, des canalisations fatiguées. La rénovation d’un appartement haussmannien consiste à mener les deux de front : restaurer le décor et refaire ce qui ne se voit pas, sans que le second chantier abîme le premier.
Aucun métier ne peut y travailler seul : l’électricien dépend du plâtrier, le peintre du menuisier, et tous de ce que l’on a décidé de garder. Ce chantier revient donc à une entreprise de rénovation tous corps d’état. Nous le prenons en charge en entier, avec un seul contrat et une seule personne pour vous répondre.
Ce que l’on garde : le décor d’origine
Notre règle est de restaurer avant de remplacer. Avant toute dépose, nous repérons avec vous ce qui est d’origine et ce qu’il faut sauver.
Moulures, corniches et rosaces
Corniches, rosaces et moulures sont le plus souvent en staff : des pièces de plâtre et de fibres, moulées à l’atelier puis scellées au plafond. Les couches de peinture accumulées en ont empâté les reliefs. La plâtrerie intervient ici en restauration : dégager le dessin, refixer ce qui se décolle, reconstituer les manques à partir de l’empreinte d’un tronçon intact.
Les plafonds eux-mêmes sont en plâtre posé sur un lattis, un rang serré de baguettes de bois fixé sous le plancher du dessus. Quand le plâtre sonne creux, il ne tient plus : on purge la zone, on la rebouche et l’on ponte les fissures avec un calicot, une bande noyée dans l’enduit.
Les parquets
Point de Hongrie ou bâtons rompus, ces parquets en chêne massif sont cloués sur des lambourdes, les pièces de bois qui les portent. Un parquet qui grince ou auquel il manque des lames n’est pas perdu : sa restauration fait partie de nos métiers. On remplace les lames abîmées par du bois de même essence, on refixe ce qui a pris du jeu, on ponce, puis on protège par une huile ou un vitrificateur. La limite est l’épaisseur de bois restante, que les ponçages passés ont pu réduire : nous la vérifions avant de rien promettre.
Portes, boiseries et cheminées
Portes moulurées, lambris bas au pied des murs, placards d’origine, volets intérieurs : ces ouvrages relèvent de la menuiserie. Une porte ancienne se dépose, se décape et se recale ; ses poignées et ses serrures se nettoient et se remontent. Lorsqu’une cloison change de place, plinthes et moulures sont refaites d’après le modèle existant : le neuf doit se fondre dans l’ancien. Les cheminées et leurs miroirs, eux, sont coffrés dès le premier jour et le restent jusqu’aux finitions.
Ce que l’on refait : réseaux et confort
L’électricité, sans saignée dans les décors
Fils gainés de tissu, absence de prise de terre, tableau à fusibles : dans un logement resté longtemps sans travaux, l’électricité se reprend entièrement, selon la norme NF C 15-100. Reste à lui trouver un chemin : on ne creuse pas de saignée, cette rainure qui reçoit les gaines, dans un plafond mouluré. Les circuits passent par les murs, derrière les plinthes ou sous le parquet lorsqu’il est déposé.
L’eau et les évacuations
En plomberie, il n’est pas rare de trouver encore des tuyaux d’alimentation en plomb, que l’on remplace. Les eaux usées rejoignent une colonne commune, généralement côté cour, dont la position commande tout. Une cuisine, comme une salle de bain, ne s’en éloigne qu’en gardant une pente suffisante : c’est le premier point que nous vérifions si vous souhaitez déplacer l’une ou l’autre.
Isolation thermique et confort acoustique
L’isolation demande ici du discernement. Un doublage, c’est-à-dire une contre-cloison isolante montée devant le mur, prend de l’épaisseur : sur une façade ornée, il recouvre la corniche et modifie l’encadrement des fenêtres. Nous le réservons en général aux murs sans décor, côté cour ou en pignon, avec un isolant qui laisse la maçonnerie ancienne évacuer son humidité.
Le bruit, lui, passe surtout par les planchers. Quand le parquet est déposé, on peut garnir d’isolant le vide entre les lambourdes. On améliore le confort ; on n’obtient pas le silence d’une construction récente, et nous préférons le dire.
Rénover un appartement haussmannien : ce que le bâti impose
Les planchers d’abord. Portés par des solives en bois ou en métal selon l’époque de l’immeuble, ils ont travaillé : ils accusent une pente, un creux au milieu des pièces, et ne supportent pas n’importe quelle charge. On évite d’y couler une chape épaisse. Si un plancher inspire un doute, la question relève d’un bureau d’études de structure, dont nous suivons alors les prescriptions.
Les murs ensuite. Aucun n’est tout à fait droit ni d’aplomb : un placard, une bibliothèque ou une plinthe se tracent sur place et s’ajustent au mur.
La hauteur enfin. Sous de grands plafonds, tout se fait sur échafaudage roulant, de la reprise des corniches à la peinture, et le temps passé s’en ressent.
Le chantier, dans l’ordre
La protection passe avant la dépose : sols couverts, portes mises à l’abri. Viennent ensuite les réseaux, les plâtres et les décors, les menuiseries, et enfin la peinture. Sur un fond ancien, elle se prépare longuement : enduit, ponçage, couche d’impression pour bloquer le support. Les moulures se peignent sans les noyer ; on peut les rechampir, c’est-à-dire les détacher du fond par une teinte légèrement différente.
L’escalier et le palier, anciens eux aussi, sont protégés. Voyez la façon dont nous conduisons un chantier et, pour les travaux communs à tout logement, la rénovation d’appartement, lot par lot.
Ce qui pèse sur le devis
Le devis dépend d’abord de l’état des décors : une corniche à nettoyer n’est pas une corniche à reconstituer sur toute une pièce. Vient ensuite le chemin à trouver pour les réseaux, plus long dès que l’on s’interdit de toucher aux plafonds. Le plan compte aussi : déplacer une pièce d’eau ou une cloison, c’est refaire des moulures, des plinthes et du parquet à l’identique. La hauteur des pièces et l’accès à l’étage pèsent enfin sur le temps de travail.
Notre devis est établi après une visite. Il détaille chaque poste, restauration comprise, pour que vous puissiez arbitrer entre conserver, restaurer et refaire. Nos travaux sont couverts par une assurance décennale.
Faire visiter votre appartement
C’est en voyant les plafonds, les sols et le tableau électrique que l’on sait ce qui peut être sauvé. Pour convenir d’une visite, décrivez-nous votre appartement haussmannien.
À voir aussi
- Rénovation d'appartement De la dépose à la dernière couche de peinture : un seul contrat, un seul interlocuteur, tous les corps de métier.
- Plâtrerie Cloisons, doublages, plafonds et corniches : le métier qui redessine les volumes et livre des surfaces planes à tous ceux qui suivent.
- Menuiserie Bibliothèques, dressings, portes et habillages dessinés pour vos murs tels qu'ils sont, et pensés avec l'électricité qui les alimente.
- Peinture Une peinture tient par ce qu'il y a dessous : des supports préparés, des lieux protégés et une finition choisie pièce par pièce.
Parlons de votre projet
Chaque chantier est unique : nous venons voir le vôtre avant de le chiffrer.
Questions fréquentes
Faut-il déposer tout le parquet pour passer les nouveaux réseaux ?
Non. Nous ne soulevons que les lames situées sur le tracé, là où elles se démontent sans casse et retrouvent ensuite leur place, et faisons passer gaines et tuyaux entre les lambourdes. Ailleurs, les réseaux empruntent les murs et l'arrière des plinthes. Si le parquet doit de toute façon être restauré, les deux interventions se règlent ensemble.
Mon parquet ancien grince et il manque des lames : faut-il le remplacer ?
Rarement. Un grincement vient le plus souvent d'une fixation qui a pris du jeu, et une lame manquante se remplace par du bois de même essence. Ce qui décide, c'est l'épaisseur de bois restante après les ponçages passés et l'état des lambourdes qui portent le parquet. Nous vérifions les deux avant de vous proposer une restauration.
Peut-on isoler un appartement haussmannien sans perdre ses décors ?
En partie. Isoler par l'intérieur un mur orné oblige à cacher sa corniche ou à la refaire sur le nouveau parement, et modifie l'encadrement des fenêtres : ce choix se pèse mur par mur. On agit plus volontiers sur les murs sans décor, côté cour ou en pignon, et sur les planchers pour le bruit. Chaque pièce se décide selon ce qu'elle a à préserver.
Les cheminées peuvent-elles être conservées, voire remises en service ?
Les conserver, oui : nous les protégeons pendant tout le chantier et elles restent en place. Les faire fonctionner est une autre question, qui dépend de l'état du conduit et des règles de l'immeuble. Renseignez-vous auprès de votre syndic avant d'en faire un élément du projet.
Peut-on créer une seconde salle de bain près des chambres ?
C'est possible si son évacuation garde assez de pente jusqu'à la colonne commune. Plus la nouvelle pièce d'eau en est éloignée, plus le tuyau prend de hauteur, ce qui peut conduire à rehausser le sol. Le plancher ancien impose aussi de limiter les charges. Le tracé s'étudie sur place, avant tout plan.