Savoir-faire
Menuiserie sur mesure à Paris : bibliothèques, dressings, placards et portes
Bibliothèques, dressings, portes et habillages dessinés pour vos murs tels qu'ils sont, et pensés avec l'électricité qui les alimente.
- Bibliothèques, dressings, placards, portes, plinthes et habillages
- Un relevé précis des lieux avant tout dessin
- Des ajustements invisibles contre des murs qui ne sont pas d'équerre
- Éclairages intégrés et prises prévus avec l'électricien
Dans un immeuble ancien, aucun angle ne tombe tout à fait d’équerre et aucun sol n’est tout à fait de niveau. C’est ce qui donne son sens à la menuiserie sur mesure à Paris : là où un meuble du commerce laisse un vide contre le mur, un ouvrage dessiné pour la pièce l’occupe jusqu’au dernier recoin.
La menuiserie fait partie des métiers que nous exerçons sur un même chantier. Cela compte plus qu’il n’y paraît : une bibliothèque réussie suppose que la cloison, les prises et la peinture aient été pensées avec elle.
Les ouvrages de menuiserie sur mesure que nous réalisons
- Les bibliothèques. Du sol au plafond ou en soubassement, ouvertes ou fermées en partie basse. L’épaisseur des tablettes se détermine d’après leur portée et le poids des livres, pour qu’elles ne fléchissent pas avec le temps.
- Les dressings et les placards. Sous une pente, dans une alcôve, de part et d’autre d’un conduit de cheminée : ils tirent parti des volumes qu’un meuble standard condamne. L’intérieur se compose d’après ce que vous y rangez.
- Les portes. Portes de communication, portes coulissantes, portes dissimulées dans une boiserie. Dans l’ancien, nous restaurons celles d’origine quand elles le méritent et réalisons celles qui manquent au même dessin.
- Les plinthes. Une plinthe haute interrompue par une cloison neuve se prolonge au même profil, pour que la reprise ne se remarque pas.
- Les habillages. Cache-radiateurs, coffrages, tablettes de fenêtre, soubassements, niches. Ils restent démontables partout où se trouve une vanne, un compteur ou une trappe.
Selon l’ouvrage et sa finition, nous employons le bois massif, des panneaux plaqués (une fine feuille de bois noble collée sur un panneau stable) ou des panneaux destinés à être peints.
Nous relevons les cotes, dessinons l’ouvrage, puis le posons et l’ajustons sur place. Entre les deux, la fabrication est confiée à un atelier de menuiserie, qui travaille d’après notre dessin. Vous n’avez rien à coordonner : l’ouvrage figure dans notre devis et relève de notre responsabilité, comme le reste du chantier.
Prendre les cotes dans des murs qui ne sont pas d’équerre
Tout part du relevé. Une alcôve se mesure en haut, au milieu et en bas, parce que sa largeur n’est jamais la même. On vérifie l’aplomb des murs (leur verticalité), le niveau du sol, la hauteur sous plafond en plusieurs points, et l’on repère ce qui dépasse : plinthe, corniche, tuyau, boîtier.
Le meuble, lui, est construit droit. Un caisson d’équerre est la condition pour que les portes ferment et que les tiroirs coulissent. L’écart avec le mur se reprend à la pose, grâce au fileur : une bande de bois laissée plus large que nécessaire, que le menuisier retaille sur place jusqu’à ce qu’elle suive exactement la paroi. Autre solution, le joint creux : un retrait régulier ménagé entre le meuble et le mur ou le plafond, dont l’ombre absorbe les irrégularités au lieu de les souligner.
La question se pose aussi en hauteur. Sous une corniche, on arrête le meuble avant le décor ou on le conduit jusqu’au plafond en reprenant le profil. On n’entaille pas une moulure pour loger une étagère.
Reste à faire entrer l’ouvrage dans l’immeuble. Un escalier étroit ou un ascenseur ancien ne laissent pas passer une bibliothèque d’un seul tenant : elle est conçue en éléments assemblés dans la pièce, avec des jonctions placées là où elles ne se verront pas.
Une place précise dans l’ordre du chantier
Un ouvrage sur mesure est commandé au début des travaux et posé vers la fin. Entre les deux, son dessin guide les autres métiers : c’est l’un des points que règle l’organisation de nos chantiers.
Avec l’électricité : éclairages intégrés et prises
Un éclairage intégré se décide sur le plan, pas à la pose. Ruban lumineux sous une tablette, spots dans un bandeau, prise au fond d’une niche, interrupteur dans un montant : chacun demande une alimentation amenée au bon endroit avant l’arrivée du meuble. L’électricité tire ses gaines d’après le dessin du menuisier, et le menuisier prévoit dans ses caissons le passage des câbles et le logement du transformateur, qui doit rester accessible. Sans cette entente, on retrouve une prise derrière un montant ou un fil qui court le long d’une plinthe.
Après le plâtre, avant ou après le peintre
Le bois réagit à l’humidité. Posé dans un logement où les enduits n’ont pas fini de sécher, il gonfle, puis se rétracte, et les ajustements s’ouvrent. Les ouvrages à peindre sont donc installés une fois les murs secs, puis confiés à la peinture, qui les traite avec le reste de la pièce, joints de raccord compris. Les ouvrages vernis, huilés ou laqués à l’avance arrivent au contraire en toute fin de chantier, sur des murs terminés.
Les détails qui signalent un ouvrage soigné
Des jeux réguliers : l’espace entre deux portes ou deux façades de tiroir est le même partout. Des alignements qui se suivent d’un bout à l’autre. Des portes qui se ferment sans forcer et restent là où on les laisse. Un fil du bois, c’est-à-dire le sens de ses veines, cohérent d’une façade à la suivante quand il reste apparent. Des chants finis, y compris là où le regard ne va pas. Des plinthes coupées d’onglet, en biais, pour que le profil tourne l’angle sans rupture. Et, contre le mur, un ajustement assez serré pour que l’on ne sache plus où finit le meuble.
Ce qui fait varier le devis d’un ouvrage sur mesure
Le devis se construit à partir du dessin. Y entrent le matériau et sa finition, la complexité de la forme (une façade plane ou moulurée, un meuble droit ou qui épouse une pente), la quincaillerie retenue, charnières, coulisses, serrures, et ce que le meuble intègre : éclairage, prises, aération d’un appareil. Les irrégularités du lieu comptent également, puisqu’elles se rattrapent à la main, et les conditions d’accès décident du nombre d’éléments à assembler sur place. Chaque ouvrage figure sur une ligne distincte : vous pouvez en retenir certains et en reporter d’autres.
Du relevé à la pose
Dans une rénovation d’appartement, la menuiserie gagne à être dessinée avec le plan, avant que les cloisons ne soient montées. Dans une cuisine, elle ajuste les habillages et la jonction des meubles avec les murs. Dans un appartement haussmannien, elle prolonge des boiseries existantes. Un ouvrage isolé, bibliothèque de salon ou dressing de chambre, suit la même démarche : relevé, dessin, fabrication en atelier, pose. Pour l’engager, parlez-nous de votre projet de menuiserie ; nous viendrons prendre les cotes.
À voir aussi
- Rénovation d'appartement De la dépose à la dernière couche de peinture : un seul contrat, un seul interlocuteur, tous les corps de métier.
- Cuisine Arrivées d'eau, circuits dédiés, meubles, plan de travail, crédence : une cuisine réussie est d'abord une affaire de coordination et de cotes exactes.
- Appartement haussmannien Restaurer les moulures, les parquets et les boiseries, refaire l'eau et l'électricité sans les abîmer : tout l'enjeu d'un appartement haussmannien.
- Électricité Tableau, circuits, prises, éclairage : une installation refaite selon la norme NF C 15-100, avec des gaines qui contournent moulures et parquets.
Parlons de votre projet
Chaque chantier est unique : nous venons voir le vôtre avant de le chiffrer.
Questions fréquentes
Mes murs ne sont pas droits : le meuble sera-t-il de travers ?
Non. Le meuble est construit d'équerre et posé de niveau, sans quoi ses portes ne fermeraient pas. C'est la jonction avec le mur qui absorbe l'écart : une bande de bois ajustée sur place, ou un retrait régulier laissé volontairement. Une fois posé, l'ouvrage paraît encastré, alors que le mur derrière lui n'a pas changé.
Une bibliothèque sur mesure peut-elle suivre un déménagement ?
Elle peut se démonter, puisqu'elle est assemblée dans la pièce, mais elle a été dessinée pour un mur précis : ses ajustements ne correspondront pas à un autre logement. Si vous tenez à l'emporter un jour, dites-le dès le dessin. Nous la concevons alors en éléments indépendants, plus faciles à réinstaller ailleurs.
Peut-on ajouter un éclairage à une bibliothèque déjà en place ?
Parfois. Il faut pouvoir amener une alimentation jusqu'au meuble sans câble apparent et loger le transformateur à un endroit accessible. Quand les murs sont déjà peints, les solutions sont plus limitées. C'est pourquoi l'éclairage intégré se décide de préférence avant la fabrication, en même temps que le tracé électrique.
Faut-il remplacer des portes anciennes qui ferment mal ?
Rarement. Une porte ancienne qui frotte ou qui bâille se reprend : elle est rabotée, ses ferrures sont réglées ou changées, son cadre est recalé. Nous la conservons chaque fois que son état le permet. Si une porte manque dans une enfilade, nous en réalisons une au même dessin de moulures, pour qu'elle ne se distingue pas des autres.
Bois massif ou panneau : que choisir pour un dressing ou une bibliothèque ?
Les deux se complètent. Un panneau reste stable sur de grandes dimensions, là où une planche de bois massif peut se déformer avec les variations d'humidité : il convient bien aux caissons, aux tablettes et aux façades à peindre. Le bois massif garde l'avantage pour les pièces moulurées, les chants exposés aux chocs et tout ce que l'on souhaite voir se patiner. Le choix se fait ouvrage par ouvrage.