Savoir-faire
Rénovation électrique d'appartement à Paris : refaire sans abîmer l'ancien
Tableau, circuits, prises, éclairage : une installation refaite selon la norme NF C 15-100, avec des gaines qui contournent moulures et parquets.
- Une installation refaite selon la norme NF C 15-100
- Des gaines tracées pour épargner moulures, corniches et parquets
- L'emplacement des prises décidé d'après votre plan d'ameublement
- Un tableau lisible
Dans beaucoup d’appartements parisiens, l’électricité s’est construite par ajouts : un circuit tiré ici, une prise repiquée là, un tableau changé sans que les fils le soient. La rénovation électrique consiste à reprendre l’installation comme un tout, du tableau jusqu’au dernier interrupteur, pour qu’elle soit sûre, lisible et accordée à la façon dont vous vivez aujourd’hui.
Nous l’exerçons aux côtés de nos autres métiers du bâtiment, et cela compte ici plus qu’ailleurs. La difficulté n’est pas de poser un tableau neuf, mais de faire passer un réseau entier dans des murs anciens sans que les moulures, les corniches et les parquets en gardent la marque.
Du tableau à l’interrupteur : ce que nous refaisons
Le tableau
Tous les circuits partent du tableau. Il réunit les dispositifs différentiels, qui coupent le courant en cas de fuite vers la terre et protègent les personnes, et les disjoncteurs, qui protègent chaque ligne contre la surcharge et le court-circuit. Nous le dimensionnons en pensant aux besoins à venir.
Les circuits
Un circuit est une ligne qui quitte le tableau pour alimenter un groupe de prises, des points lumineux ou un seul appareil. Les équipements puissants (four, plaque de cuisson, lave-linge, lave-vaisselle) ont chacun la leur. La section des fils et le calibre de la protection vont ensemble : c’est ce couple qui empêche un câble de chauffer. Tous les circuits comportent un conducteur de terre, ce que les installations anciennes n’avaient pas toujours.
Les prises et les commandes
Le nombre de prises a rarement suivi celui des appareils. Nous partons de votre plan d’ameublement pour les placer là où elles serviront : de part et d’autre du lit, derrière le bureau, au-dessus du plan de travail, dans l’entrée pour l’aspirateur. Les interrupteurs se pensent comme un parcours : on allume en entrant, on éteint depuis le lit.
L’éclairage
Un seul point au centre du plafond éclaire mal une pièce. Nous prévoyons plusieurs sources, commandées séparément : le plafonnier existant, des appliques, des prises commandées pour les lampes à poser, un éclairage intégré à une bibliothèque ou placé sous les meubles hauts d’une cuisine.
La norme NF C 15-100, en clair
La norme NF C 15-100 est le texte qui encadre les installations électriques des logements en France. Elle fixe les protections à prévoir au tableau, la mise à la terre, les circuits réservés aux gros appareils et l’équipement attendu dans chaque pièce. Elle prévoit aussi des règles particulières autour des baignoires et des douches : dans une salle de bain, la position d’une prise ou d’un luminaire ne se choisit pas librement.
Mettre un appartement en conformité, c’est d’abord retirer ce qui présente un risque. Conducteurs gainés de tissu, fils courant sous des baguettes en bois, prises sans terre, fusibles en porcelaine : ces éléments se déposent, ils ne se prolongent pas.
Rénovation électrique dans l’ancien : épargner moulures et parquets
C’est la partie la plus délicate du travail, et celle qui se prépare le plus. Dans un appartement haussmannien, le décor est fait de plâtre et de bois. Une saignée mal placée (la rainure creusée dans un mur pour y loger une gaine) détruit un ornement que l’on ne retrouvera pas à l’identique. Nous traçons donc le cheminement de chaque gaine avant d’ouvrir quoi que ce soit.
Plusieurs passages ménagent le décor :
- le bas des murs : les plinthes sont déposées avec soin, les gaines courent derrière elles, puis chaque plinthe retrouve sa place ;
- les pièces sans décor : un couloir, une cuisine ou une salle de bain acceptent un plafond abaissé, qui distribue les lignes vers les pièces de réception ;
- les ouvrages neufs : une cloison créée ou un doublage isolant reçoivent les gaines sans aucune saignée ;
- les points existants : quand son passage d’origine le permet, le plafonnier central est réalimenté sans toucher à la rosace.
Sous un parquet ancien, nous ne passons que là où des lames peuvent être démontées puis reposées sans dommage, ce qui se vérifie sur place. Lorsqu’une saignée reste nécessaire, elle est tracée droite, à l’écart des corniches, rebouchée au plâtre, puis le mur est repris sur toute sa hauteur.
Deux passages sur le chantier
L’électricien vient deux fois. Au début, il incorpore : gaines, boîtes d’encastrement, alimentation du tableau. Il intervient après la dépose, avant que la plâtrerie ne rebouche les saignées et ne referme les cloisons. Les boîtes sont scellées au nu de l’enduit fini, c’est-à-dire au ras de la future surface du mur, sans quoi les prises dépassent ou s’enfoncent.
Il revient à la fin, une fois la peinture sèche, pour poser l’appareillage (prises, interrupteurs et leurs plaques), raccorder les luminaires et contrôler l’ensemble. Entre ces deux passages, rien ne doit changer sans qu’il en soit informé. Une cloison déplacée, une porte dont on inverse le sens d’ouverture ou un meuble de cuisine décalé suffisent à mettre un interrupteur au mauvais endroit.
Ce que l’on contrôle avant de vous rendre les lieux
Une installation soignée se reconnaît à des choses simples. Les prises d’une même pièce sont à la même hauteur et leurs plaques sont de niveau. Les interrupteurs tombent du bon côté de la porte, alignés sur son encadrement. Au tableau, on comprend ce que commande chaque protection.
Avant la réception, nous contrôlons l’installation.
Les facteurs qui pèsent sur le devis
Les écarts d’un devis à l’autre tiennent surtout à :
- l’étendue de la reprise : une installation à refaire entièrement, ou des circuits récents que l’on conserve après vérification ;
- le nombre de prises, de commandes et de points lumineux, qui dépend de votre façon d’occuper chaque pièce ;
- la nature des murs et du décor : contourner des moulures et préserver un parquet est plus long que d’ouvrir une cloison récente ;
- le choix de l’appareillage et des luminaires ;
- les travaux qui accompagnent l’électricité : rebouchages, reprises d’enduit et de peinture ont leur propre poste.
Chacun de ces éléments apparaît séparément dans le devis.
Par où commencer
Une installation se reprend presque toujours à l’occasion de la rénovation d’un appartement : les murs ne sont ouverts qu’une fois, pour tous les réseaux. Si vous disposez d’un plan d’ameublement, apportez-le à la visite. C’est le point de départ le plus utile pour décider des prises et de l’éclairage. Vous pouvez préparer avec nous votre rénovation électrique.
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Parlons de votre projet
Chaque chantier est unique : nous venons voir le vôtre avant de le chiffrer.
Questions fréquentes
Faut-il refaire toute l'électricité d'un appartement ancien ?
Souvent, mais pas toujours. Des fils à l'isolant de tissu, l'absence de terre, un tableau sans protection différentielle ou des prises qui chauffent sont les signes d'une installation à reprendre entièrement. Si une partie a été refaite récemment et correctement, elle peut être conservée après contrôle. Nous examinons l'installation lors de la visite pour vous donner un avis fondé.
Peut-on refaire l'électricité sans refaire les peintures ?
Difficilement. Même en passant derrière les plinthes et par les cloisons neuves, une rénovation électrique laisse des rebouchages aux endroits où les gaines rejoignent les prises et les interrupteurs. Une retouche locale se voit presque toujours sur un mur ancien. C'est pourquoi l'électricité se programme avant la peinture, et non l'inverse.
La norme NF C 15-100 oblige-t-elle à refaire une installation existante ?
La norme s'applique aux installations neuves et à celles qui sont entièrement rénovées : elle n'impose pas, à elle seule, de reprendre une installation en service. En revanche, tout ce que nous refaisons est réalisé selon la norme en vigueur, et une installation ancienne peut présenter des risques qui justifient les travaux indépendamment de toute obligation.
Peut-on encastrer des spots dans un plafond à moulures ?
Un spot encastré a besoin d'un vide au-dessus de lui, donc d'un plafond abaissé qui masquerait corniches et rosaces. Dans les pièces de réception, nous conseillons plutôt des appliques, le point central existant, des prises commandées pour les lampes et un éclairage intégré aux menuiseries. Dans un couloir, une cuisine ou une salle de bain, un plafond abaissé est en général possible et accueille les spots sans dommage pour le décor.
Comment choisit-on l'emplacement des prises et des interrupteurs ?
À partir de votre plan d'ameublement. Nous parcourons l'appartement pièce par pièce avec vous, puis les emplacements sont reportés sur les murs avant toute saignée. Vous pouvez ainsi vérifier sur place qu'une prise n'est pas cachée par une armoire ou qu'un interrupteur ne se trouve pas derrière une porte ouverte.