Savoir-faire
Pose et restauration de parquet à Paris : conserver l'ancien, poser le neuf
Un parquet ancien se répare, se ponce et se protège ; un parquet neuf se choisit pour la pièce et se pose sur un support préparé.
- Restauration des parquets anciens : lames remplacées, ponçage, finition
- Pose de parquets neufs, droits ou à motifs
- Un support préparé avant la première lame
- Des seuils et des plinthes raccordés avec les autres métiers
Le parquet est souvent ce que l’on remarque en premier dans un logement, et ce que l’on croit à tort perdu. Qu’il s’agisse de restaurer un parquet ancien ou de poser un parquet neuf à Paris, le travail commence au même endroit : comprendre ce qu’il y a dessous.
Le parquet fait partie des métiers que nous réunissons sur un chantier. Il arrive tard, après les réseaux et les enduits, et il dépend d’eux : un sol posé trop tôt, dans un logement encore humide, se déforme.
Restaurer un parquet ancien
Ce qui se répare
Presque tout. Une lame fendue ou manquante se remplace par du bois de même essence et de même largeur. Un parquet qui grince se refixe : le bruit vient le plus souvent d’une lame qui a pris du jeu sur son support. Des joints ouverts se reprennent. Les traces d’une ancienne cloison, d’un radiateur déplacé ou d’un tapis resté des années au même endroit s’effacent au ponçage.
Le ponçage et la finition
Le ponçage retire la couche de surface, avec ses taches et son ancienne finition, et met le bois à nu. Il se fait en plusieurs passes, du grain le plus gros au plus fin. La teinte que l’on découvre alors n’est pas toujours celle que l’on attendait : un chêne foncé par les cires redevient clair.
Vient ensuite la finition, huile ou vitrificateur, qui décide de l’aspect et de l’entretien. Elle s’applique dans une pièce vide, sans passage, et demande un temps de séchage avant que l’on remette les meubles.
Ce qui fixe la limite
Un parquet ne se ponce pas indéfiniment. Chaque passage lui retire un peu d’épaisseur, et il arrive un moment où il n’en reste plus assez au-dessus de l’assemblage des lames. L’état de ce qui porte le parquet compte aussi. Nous regardons les deux à la visite, avant de vous dire si la restauration est raisonnable.
Poser un parquet neuf
Le choix du bois et du dessin
Le chêne reste la référence, mais d’autres essences existent. La pose droite, dite à l’anglaise, aligne des lames parallèles. Le point de Hongrie et les bâtons rompus dessinent des chevrons : ils demandent plus de coupes et plus de temps, et changent complètement la lecture d’une pièce. Le sens de pose se décide d’après la lumière et la forme des lieux.
Le support, avant tout
Un parquet reprend les défauts de ce qui le porte. Une chape qui n’est pas plane, un ancien plancher qui a travaillé, un sol encore humide : chacun se traite avant la première lame. Selon le support et le parquet retenu, la pose est clouée, collée ou flottante, c’est-à-dire posée sans fixation sur une sous-couche.
Le bruit, en immeuble
Dans un appartement, un sol en bois ne concerne pas que vous. La sous-couche placée sous le parquet atténue les bruits de pas transmis à l’étage du dessous. C’est un point à régler avec le choix du revêtement, et non après.
Sa place dans le chantier
Le bois réagit à l’humidité. Le parquet neuf est donc livré et posé une fois les enduits secs, dans un logement fermé. Sur un parquet ancien conservé, l’ordre est inverse : on le protège dès le premier jour, on travaille autour, et on le ponce vers la fin, avant les dernières couches de peinture, parce que le ponçage produit de la poussière.
Les raccords se préparent avec les autres métiers. Le niveau fini du parquet doit s’accorder avec celui d’un carrelage voisin, pour que le seuil soit net. Les plinthes, posées par la menuiserie, viennent recouvrir le jeu que l’on laisse en périphérie pour que le bois puisse bouger.
Ce que l’on regarde sur un parquet terminé
Des lames serrées, sans jour. Un dessin qui tombe juste aux seuils et au pied des murs, sans lamelle étroite le long d’une cloison. Des coupes propres autour des tuyaux et des huisseries. Une teinte régulière d’une pièce à l’autre quand le parquet se prolonge. Une finition tendue, sans reprise visible.
Ce qui fait varier un devis
- Restaurer ou remplacer : la restauration conserve la matière, mais son coût dépend du nombre de lames à reprendre.
- L’état du support, qui peut demander une préparation avant toute pose.
- Le parquet choisi : massif ou contrecollé, essence, largeur des lames.
- Le dessin : une pose à motifs demande plus de temps qu’une pose droite.
- La finition et le nombre de pièces à traiter d’un seul tenant.
Dans quels projets
Le parquet se traite rarement seul. Il accompagne la rénovation d’un appartement, où l’on décide pièce par pièce de ce qui se conserve. Il tient une place à part dans un appartement haussmannien, dont les parquets à motifs font partie du décor. Dans une maison, il relie souvent des niveaux refaits à des époques différentes. Pour en parler, présentez-nous votre projet de parquet.
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Parlons de votre projet
Chaque chantier est unique : nous venons voir le vôtre avant de le chiffrer.
Questions fréquentes
Parquet massif ou contrecollé : lequel choisir ?
Le massif est une lame de bois d'une seule pièce : il se ponce de nombreuses fois et traverse les générations. Le contrecollé associe une couche de bois noble à un support stable : il travaille moins avec les variations d'humidité et se pose plus vite. Le choix dépend de la pièce, du support et de l'épaisseur dont on dispose sous les portes.
Huile ou vitrificateur : quelle finition pour un parquet ?
L'huile pénètre le bois et lui laisse un aspect mat et naturel. Elle se rénove par endroits, mais demande un entretien régulier. Le vitrificateur forme un film en surface : il protège bien et s'entretient peu, mais une zone abîmée ne se reprend pas isolément. Le choix se fait d'après l'usage de la pièce et l'aspect que vous recherchez.
Peut-on poser du parquet dans une cuisine ou une salle de bain ?
Dans une cuisine, oui, avec une finition qui supporte l'eau et les taches. Dans une salle de bain, le bois est possible à distance de la douche, avec une essence et une mise en œuvre adaptées. Au plus près de l'eau, un carrelage reste le choix le plus sûr.
Remplacer une moquette par du parquet en appartement : y a-t-il des règles ?
Un sol dur transmet davantage les bruits de pas à l'étage du dessous. Le règlement de copropriété peut fixer des exigences à ce sujet, et une sous-couche acoustique est souvent nécessaire. Renseignez-vous auprès de votre syndic avant de choisir votre revêtement.